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Agression dans un lycée

Tuesday, February 9th, 2010

Le mot du jour : surveillant

Après l’agression d’un élève au lycée de Vitry-sur-Seine, mercredi dernier, les professeurs de l’établissement scolaire ont cessé de donner les cours en exerçant le droit de retrait. Ils demandent le doublement des surveillants et l’installation d’une clôture autour du lycée. Mais le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, n’est pas de cet avis, et considère que les professeurs de ce lycée sont en grève.

Des élèves du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine manifestent, le 8 février, devant le rectorat de l'académie de Créteil pendant une réunion entre le recteur et une délégation d'enseignants. (©Photo AFP/ Jacques Demarthon)

Des élèves du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine manifestent, le 8 février, devant le rectorat de l'académie de Créteil pendant une réunion entre le recteur et une délégation d'enseignants. (©Photo AFP/ Jacques Demarthon)

D’où ça vient ?

Le terme « surveillant » vient du latin « vigilare », qui veut dire « être sur ses gardes, être attentif ». Un surveillant, c’est donc une personne chargée de la surveillance d’un lieu ou d’un groupe de personnes. Au XIXe siècle, c’est également celle ou celui qui s’occupe de la discipline dans un établissement scolaire, qu’on appelle « surveillant d’école ».   Plus couramment, aujourd’hui, on emploie le mot « pion » ou « pionne » pour désigner un surveillant en milieu scolaire.

Que dit l’@ctu ?

Grève ou retrait des professeurs ? La question est posée. Mardi dernier, un lycéen de 14 ans a été agressé au couteau par trois mineurs dans l’enceinte du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Les trois jeunes suspects ont été mis en examen pour violences avec armes. Le lendemain, les professeurs du lycée ont cessé les cours. Ils ont exercé ce que l’on appelle « le droit de retrait » : un droit qui concerne tous les salariés, et qui leur permet de ne pas faire leur travail, si ce dernier présente « un danger grave et imminent pour la vie et la santé ».

Pour l’équipe éducative du lycée de Vitry, ce droit de retrait est nécessaire et s’impose de fait. Car, actuellement, le lycée compte 11 surveillants pour 1 500 élèves, soit 1 surveillant pour 136 élèves. Et les 40 hectares, composés de pelouse et de bâtiments éloignés les uns des autres, ne facilitent pas la surveillance du lycée. D’autant plus qu’il n’existe aucune clôture pour empêcher l’intrusion de personnes extérieures à l’établissement. Les enseignants demandent de doubler les postes de surveillants et la pose d’une clôture tout autour du site scolaire.

Pour le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, le droit de retrait exercé par les professeurs du lycée n’est pas justifié. Il considère que le personnel est en grève et que ces journées de grève ne leur seront pas payées. « Je crois qu’aujourd’hui, il faut surmonter son émotion, et la place des professeurs est à mon sens davantage dans les classes auprès des élèves », a déclaré le ministre sur France 5.

En réponse au ministre, les enseignants ont décidé de ne pas reprendre les cours et dénoncent l’insécurité permanente. Car,la majorité d’entre eux se sentent en danger et regrettent de ne pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

En mai 2009, ils s’étaient déjà mobilisés en rédigeant une lettre ouverte au recteur de Créteil, après l’agression d’un élève de BEP à l’arme blanche, commise dans le lycée.

Professeurs et élèves du lycée attendent, main dans la main, que l’État avec les collectivités locales (conseil régional et conseil départemental) prennent enfin des mesures pour mettre fin à ces violences.

Et toi, penses-tu que les professeurs ont eu raison d’exercer ce droit de retrait ?

La question du jour :

Quel nom porte le droit utilisé par les professeurs du lycée ?

1. Droit d’arrêt de travail

2. Droit de cession

3. Droit de retrait

Bénédicte Boucays

Le mot du jour : cagnotte

Wednesday, October 7th, 2009

Pour inciter les élèves à venir en cours, une « cagnotte collective » est expérimentée dans trois lycées professionnels de la région parisienne. Cette expérience fait débat et soulève la question de l’argent à l’école.

D’où ça vient ?

« Cagnotte » vient du mot provençal « cagnoto », terme qui désigne une petite cuve pour les vendanges. Dans les jeux d’argent, c’est une somme que l’on peut gagner lorsqu’on joue à des jeux de hasard, le Loto© en fait partie. Une cagnotte, c’est aussi de l’argent mis en commun par plusieurs personnes pour réaliser un projet.

Que dit l’@ctu ?

amphi-eleves-ecoleFaut‑il monnayer la présence d’un élève à l’école ? Cette question est au cœur de la polémique soulevée par l’annonce du gouvernement de mettre en place dans certains lycées une « cagnotte » pour inciter les élèves à se rendre en cours.

Une expérience qui a débuté hier dans trois lycées professionnels volontaires de l’académie de Créteil, en région parisienne. Chaque classe possède une cagnotte fixée à 2 000 euros, qui prospérera ou pas en fonction de la présence des élèves. Si ces derniers ne manquent aucun cours, c’est jackpot, et la cagnotte pourra s’élever à 10 000 euros, en fin d’année. À l’inverse, si l’absentéisme se poursuit, c’est dire adieu au projet collectif défini par toute la classe : permis de conduire ou voyage scolaire, par exemple.

Depuis l’annonce de cette mesure, les « pour » et les « contre » s’affrontent dans une bataille d’arguments. D’un côté, il y a ceux qui pensent que l’on doit tout essayer et que c’est un bon moyen de limiter le décrochage des élèves en classe. De l’autre, ceux qui voient dans cette mesure un renversement du sens de l’école, qui est un lieu où l’on ne devrait pas parler d’argent et encore moins motiver la présence d’un élève par un gain : « Si je me rends en classe, la cagnotte se remplit. »

Si cette expérimentation s’avère concluante, elle sera étendue à 70 classes, soit environ 2 000 élèves en 20102011. Bénédicte Boucays

Lien utile :

École : la présence récompensée jdd

Le mot du jour : rentrée

Thursday, September 3rd, 2009

Hier, 800 000 enseignants reprenaient le chemin de l’école. Aujourd’hui, ce sont 12 millions d’élèves qui les ont rejoints.

D’où vient ce mot ?

Il provient du mot « retour » employé au XIIIe siècle qui signifiait « rentrer en un lieu ». Un peu plus tard, il est utilisé sous le terme actuel pour marquer le début de la chasse avec la « rentrée des animaux ». Il faut attendre le XIXe siècle pour que l’expression « rentrée des classes » soit attestée.

Que dit l’@ctu ?

Aujourd’hui, parmi les 12 millions d’élèves attendus dans les écoles, collèges et lycées, quelques-uns pensent peut-être cette phrase d’Anatole France, poète et romancier du XIXe siècle : « Vive les vacances, à bas la rentrée ! » Mais qu’ils se réconfortent en se disant que sans école pas de vacances ! larentree
La rentrée des classes, c’est aussi l’occasion de retrouver les copains, de tester cartables et stylos, mais aussi de découvrir les nouveaux professeurs et programmes. Car 2009-2010 est la période de la mise en place des réformes voulues par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos : nouveaux programmes scolaires ; horaires allégés, plus d’école le samedi matin ; soutien scolaire en petits groupes ; équipes mobiles pour lutter contre la violence, etc.

Des changements contestés par une partie de la classe politique et des enseignants. Ces derniers craignent que l’école ne devienne une « coquille vide » à force de réduire les contenus scolaires et le nombre de ses professeurs. L’année dernière, plus de 10 000 postes d’enseignants ont été supprimés. Cette année, l’État s’apprête à en retirer autant, malgré la grogne de professeurs et du personnel de l’Éducation nationale, lors des manifestations de l’hiver dernier.

Si l’on ajoute à ces nouvelles suppressions de poste, la menace de l’épidémie de grippe A, cette rentrée des classes ne sera pas des plus sereines, même si tout le monde est pourtant prêt à travailler.

Bénédicte Boucays

Photo: des collégiens rentrent en courant dans la cour de leur collège au premier jour de la rentrée. (AFP/ Philipe Hugen)

Rentrée 2009 : le témoignage d’une institutrice

Thursday, September 3rd, 2009

Catherine Cauet est directrice de l’école maternelle de Damery (petite ville de 1600 habitants dans la campagne Champenoise dans la Marne).

Dans son école rurale de seulement 3 classes, soit 65 élèves, Catherine Cauet est directrice et aussi institutrice. Elle est en charge de la classe des “petits” de 3 ans.

Dans son témoignage, elle évoque notamment la gestion des émotions des enfants, les pleurs, la séparation avec les parents, le stress…

rentree-pleurs
Parfois ce sont les parents eux-mêmes qui versent une larme, c’est même “parfois plus dur pour eux“.

Certains bambins sont d’ailleurs “allergiques à l’école“. Sur la grippe A, et les consignes “anti-bisou”, notre invitée estime qu’il faut rester vigilant.

Écoutez audio-headset Le témoignage de Catherine Cauet , à quelques heures de la rentrée (3’42”)

Cliquez ici, et puis sur le lien player_play2 sur la page de France Info.

Une rentrée sans fouille ni portique de sécurité

Thursday, September 3rd, 2009

Le gouvernement avait évoqué au printemps la mise en place de portiques de sécurité à l’entrée des collèges ou des lycées. Il avait promis la fouille des élèves, et finalement pas grand chose ne va être appliqué à partir d’aujourd’hui : ce n’est donc pas la rentrée des portiques…

lyceeLe contexte n’est pas anodin. Nous sommes le 28 mai, peu avant les élections européennes, plusieurs faits divers viennent de troubler certains établissements et Nicolas Sarkozy prononce un discours sécuritaire assez ferme à l’Elysée. C’est notamment à cette occasion qu’il avait dit qu’aucune cave ne devait rester sans surveillance et pour les écoles, même durcissement. Nous allons sanctuariser les établissements scolaires, il n’est pas question de tolérer la présence d’armes dans les établissements scolaires (…) Les personnels de direction recevront une habilitation qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs”, avait-il insisté.

Sauf que, plus de trois mois plus tard, le principal syndicat des chefs d’établissements, le SNPDEN, ne voit aucun changement pour cette rentrée. Pour Philippe Tournier, il n’y a eu ni loi, ni décret, ni circulaire sur le sujet.

Concernant les portiques, les proviseurs ne regrettent rien. Le principe des fouilles aurait dû être intégré dans la loi Estrosi sur les bandes, mais finalement il a disparu. Quant au code de la paix scolaire dont Xavier Darcos a maintes fois parlé, c’est l’arlésienne de l’Education nationale, pour le syndicat !

Il reste tout de même une mesure qui va être appliquée cette année, en particulier dans l’académie de Créteil. Son recteur Jean-Michel Blanquer vient de recruter des équipes mobiles de sécurité. Il s’agit en fait de cinq équipes de dix personnes qui peuvent intervenir à la demande, dans toute l’académie, lorsqu’un chef d’établissement a besoin d’aide pour rétablir l’ordre. Ils sont en contrat à durée déterminée d’un an, renouvelable.

Alors, que faut-il pour améliorer réellement la sécurité des établissements scolaires ? Pour Eric Debarbieux, qui préside l’Observatoire international de la violence à l’école, s’il y a eu onze plans de lutte contre la violence à l’école en quinze ans, il n’y a rien à regretter concernant ces annonces du printemps.

Pour écouter : audio-headset Aucun texte ne vient encadrer les fouilles à l’école, explique Philippe Tournier du SNPDEN (0’57”)

audio-headset Sur les équipes mobiles de sécurité, les précisions du recteur de l’académie de Créteil, Jean-Michel Blanquer  (1’28”)

audio-headset Il ne faut pas pour autant nier l’existence de la violence, explique Eric Debarbieux (2’28”)

Cliquez ici, puis sur le lien player_play2 sur la page de France Info correspondant à l’audio-clip.

PARIS – Un lycéen “bloqueur” se bat pour pouvoir passer de première en terminale

Monday, July 6th, 2009

Le proviseur du lycée Maurice Ravel conditionne la réinscription en terminale d’un de ses élèves à un engagement écrit de sa part à ne plus participer ou organiser de blocages. La famille de Tristan Sadeghi mobilise pour dénoncer une décision “discriminatoire”.

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