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La “jungle” de Calais démantelée

Tuesday, September 22nd, 2009

Les forces de l’ordre sont intervenues, au lever du jour, pour fermer cette zone de Calais, où des centaines de réfugiés attendaient pour passer au Royaume-Uni. La préfecture annonce 278 interpellations, dont 132 mineurs.

calaisL’intervention était imminente – presque annoncée, même… Du coup, il ne restait plus dans la “jungle” de Calais qu’une grosse centaine de migrants, alors qu’on estimait leur population, avant l’annonce de la fermeture, entre 700 et 800. Des Afghans en très grande majorité, qui attendaient de passer au Royaume-Uni.

Hier encore, Eric Besson a justifiéFrance Info logo l’intervention policière. Face à ses homologues européens, le ministre de l’Immigration avait expliqué que son but était de s’attaquer aux passeurs et au trafic d’êtres humains.

Photo: ce matin, dans la “jungle” de Calais.
© AFP/ Denis Charlet

Migrants du littoral de la Manche et de la Mer du Nord

Tuesday, September 22nd, 2009

amnestyfrance

Migrants du littoral de la Manche et de la Mer du Nord :
les autorités françaises doivent ouvrir les yeux et protéger les migrants

La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) a publié, aux termes d’un travail d’enquête et de terrain réalisé de mai à juillet 2008, le rapport intitulé «La loi des ‘jungles’ – La situation des exilés sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord» (Loi des Jungles).
Douze missions ont été effectuées le long du littoral de la Manche et de la Mer du Nord dans différents lieux où vivent les exilés en transit vers la Grande-Bretagne ou ailleurs.
junglesLes enquêteurs de la CFDA ont rencontré associations locales, militants, migrants et autorités locales lorsque cela était possible, dans les agglomérations de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Caen, Dieppe, Calais, Dunkerque, Norrent-Fontes et Paris.

La presse a largement couvert cette publication et depuis couvre aussi la situation sur place par de nombreux reportages.

Pour les autorités françaises, rien n’aurait changé.

Pour les migrants, la situation reste la même :
leurs droits fondamentaux continuent d’être violés.

Pour le ministre de l’Immigration, ces migrants ne sont pas des demandeurs d’asile ni des réfugiés, ils sont en situation illégale sur le territoire français.

Pourtant, les exilés sont principalement des Afghans, des Erythréens, des Irakiens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens, c’est-à-dire originaires de pays où il est légitime que les violences suscitent l’exil.

De plus, les chiffres 2007 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) montrent que, si ces exilés demandaient l’asile, une grande partie d’entre eux pourraient avoir un espoir raisonnable d’être reconnus réfugiés ou protégés subsidiaires

Photo: © CFDA


Immigration

Wednesday, September 16th, 2009

Le décret permettant de procéder à des tests ADN sur les personnes demandant à être rapprochées de leur famille vient d’être enterré par le ministre de l’Immigration, Éric Besson.

D’où ça vient ?
Immigration vient du latin migrare qui signifie « changer de résidence ». L’immigration, c’est l’entrée dans un pays de personnes étrangères (des immigrés) qui viennent s’y installer pour trouver du travail et une meilleure qualité de vie.

Que dit l’@ctu ?
adnLes tests ADN au placard ! Le ministre de l’Immigration, Éric Besson, a renoncé, dans un récent entretien, aux tests ADN pour le regroupement familial. Plus simplement, il s’agit, pour un étranger qui désire retrouver sa famille en France, de prouver ses liens de parenté par un test génétique. Un examen bilogique qui permet de déterminer s’il existe ou non un lien de parenté entre les personnes testées.

Cette mesure, permettant le recours aux tests génétiques, avait été adoptée en 2007, dans la loi sur la maîtrise de l’immigration. Les sages – les membres du Conseil constitutionnel – avaient validé cette proposition en l’encadrant de règles strictes, comme celle d’autoriser seulement la mère de l’enfant à demander ce genre de test pour obtenir un regroupement familial et de garder secret les résultats.

Cette proposition avait été très mal accueillie au sein du monde associatif et de la classe politique. Fadela Amara, l’actuelle secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, avait jugé « dégueulasse » ce recours aux tests ADN, car il portait atteinte à la vie privée des gens et créait un climat de méfiance en associant le candidat au regroupement familial à un fraudeur. Une pétition demandant sa suppression avait même été lancée par le journal Charlie hebdo et par SOS Racisme.pasadn

Aujourd’hui, le ministre de l’Immigration renonce à cette mesure très critiquée, même si le gouvernement auquel il appartient s’est prononcé, il y a à peine un an, pour son application. Par conséquent, cette proposition sera à nouveau débattue au Parlement. Une victoire pour de nombreuses associations antiracistes et de défense des droits de l’homme.

Retrouve, cette semaine, notre dossier surl’immigration avec de nouveaux mots du jour !

Bénédicte Boucays (Photo AFP/ Jean Ayissi)

L’article suivant est apparu le 13 fevrier 2006:

Accueillir des étrangers « utiles »

Les règles de l’immigration risquent de changer : le gouvernement propose un projet de loi facilitant l’arrivée d’étrangers, dans la mesure où ils sont utiles pour la France.

Un étranger qui s’installe en France est un immigré. Souvent, il a quitté son pays à cause de la pauvreté ou de la guerre. Mais pour vivre en France, il doit avoir une autorisation. Pour cela il faut avoir un travail, un logement ou dans certains cas être marié avec un (e) français(e), … Il leur faut constituer undossier, c’est souvent long et compliqué et de nombreuses demandes sont rejetées. De nombreuxregroupement-familial-en-europeétrangers vivent sans cette autorisation, on les appelle les « sans-papiers ». Pour le gouvernement actuel, cette situation engendre de nombreux problèmes : alors depuis 2003, de plus en plus de sans-papiers sont arrêtés et reconduits chez eux…
Pourtant,selon le gouvernement, la France a besoin des immigrés, car il manque des travailleurs dans certaines professions : la mécanique, la restauration, les travaux publiques.Il n’y a pas non plus assez de sage-femme, d’infirmières … Le gouvernement veut donc pouvoir choisir les personnes qui entrent sur son territoire. Avec ce projet de loi, les immigrés devront avoir des savoir-faire particuliers pour venir en France. Par ailleurs, il veut freiner «le regroupement familial » : lorsqu’un étranger a des papiers et fait venir sa famille